Blanche et Madeleine

Aurélie Giet

Photo : Geoffrey Bello et John Connor

Musique et danse rythment les pas d’Aurélie Giet depuis l'enfance. Dans les traces de sa famille, elle entame toute jeune une formation classique à la clarinette puis découvre à l’adolescence les bals folk et les danses wallonnes (Compagnie Foû d’vos Sokètes – Malmedy) : c'est le coup de foudre! Aurélie vadrouille alors de festivals en stages, de stages en festivals, multiplie les rencontres et s’enrichit de nouveaux répertoires (Sud-Ouest de la France, Amérique du Sud, Italie, Poitou…) qu'elle tente de s'approprier en profondeur. Puis très tôt lui vient l'envie de partager et de transmettre sa passion du mouvement dansé, dans une optique pédagogique mûrement réfléchie. Dès 2003, c’est donc à un rythme croissant qu’elle anime, avec un enthousiasme communicatif, des ateliers de danses folk.

Clarinettiste, ses notes se mêlent sur scène à celles de Floor Dankers et de Sabine Jaucot (trio Voie3). Au sein du groupe Levan, elle invite à la danse en compagnie de deux briscards incontournables de la musique folk en Belgique, Michel Jacqmain et Christian D'Huyvetter. Elle fait aussi progressivement sa route en solo et emmène le public dans des rondes chantées avec l'énergie dont elle a le secret.

Tant depuis la scène que sur la piste, lors de bals ou d'ateliers, Aurélie s'attelle activement à la diffusion des danses de son terroir. Elle a d’abord pour partenaires les musiciennes de Voie3, puis Marinette Bonnert et ses différentes formations (Matoufèt, 21 Boutons et Havelange). Avec ce dernier groupe, elle participe dans la même optique à la création du spectacle Pour une poignée de danses, aux côtés de Marc Malempré.

En 2010, dans le cadre de son master en anthropologie, elle suit pendant un semestre une formation en danses suédoises à l'école de Malung, en Suède. Cette immersion dans les rythmes si particuliers des danses suédoises lui offre l’opportunité de poursuivre une réflexion intense sur le mouvement et le corps dans la danse, ainsi que sur les aspects socio-culturels de cette pratique. De retour de son périple, Aurélie trouve en Sarah Tapia Duchesne, les duos Tanghe-Coudroy et Jonsson-Coudroy, le duo Varsågod ou encore Leonor Palazzo d'excellents complices pour répandre la bonne nouvelle suédoise. De sa rencontre avec la danseuse Petra Eriksson naît par ailleurs un projet scénique jetant des ponts entre les traditions de l'une et de l'autre.

De la musique à la danse et de la danse à la musique, les allers-retours sont nombreux. Aurélie se nourrit constamment de ces deux facettes, et continue à pousser avec curiosité la porte d'autres disciplines.